A découvrir en septembre : lieux et animations en lien avec la transition alimentaire

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Dans la région grenobloise, le mois de septembre sera riche d’occasions de découvrir des lieux, des associations et des projets qui permettent, tous les jours, de réaliser la transition alimentaire en cours.

Dès lundi 6 septembre, c’est l’ouverture du restaurant associatif Le Bouillon, installé dans le nouveau lieu La Capsule piloté par Cap Berriat.

Jeudi 9 septembre, la MNEI organise une rencontre à propos du livre-manifeste « pour une autonomie paysanne et alimentaire », rédigé par la SCIC iséroise L’Atelier paysan.

La semaine du 13 septembre, le premier magasin de produits vendus en vrac ouvert à Grenoble, La Bonne Pioche, fête ses 5 ans, avec des animations chaque jour.

Le 20 septembre marquera le début du Mois de la transition alimentaire, organisé par les institutions publiques et les organismes qui portent le Projet Alimentaire interTerritorial (PAiT) de la grande région grenobloise. Le programme vient d’être mis en ligne.

Et le 25 septembre, au Parc Mistral de Grenoble, plusieurs associations et organismes actifs dans l’agriculture urbaine et l’alimentation locale seront présents au Village des alternatives.

 

Où sera située la nouvelle ferme urbaine dans Grenoble ?

Mise à jour du 2/09/21 : nouvelle vue par satellite

Photos-carte / Agriculture urbaine / Urbanisme / Transition écologique et alimentaire / Economie sociale et solidaire / Grenoble, Echirolles, Eybens et Grenoble-Alpes Métropole

A partir de cet automne, une nouvelle ferme va être aménagée au sud de la commune de Grenoble, à proximité d’Echirolles et d’Eybens, dans une partie de la ville où sont situés le plus grand centre commercial de la région, des équipements comme les grandes halles où sont organisés les foires, salons et congrès, une salle de concert et la patinoire. Dans ce secteur de la Métropole se trouvent aussi plusieurs des quartiers dits populaires de Grenoble et d’Echirolles.
Le projet de ferme urbaine prendra place dans le vaste réaménagement de toute cette zone géographique afin de la rendre beaucoup plus agréable à vivre, d’abord pour ceux qui y habitent, dans les grands ensembles d’immeubles HLM, ainsi que pour ceux qui s’y rendent pour y faire des achats, aller patiner, ou assister à des événements et spectacles. Ce projet a été nommé « Grandalpe » et il est porté par la Métropole de Grenoble.

Contrairement à la Ferme des maquis, la nouvelle ferme urbaine n’est pas un projet de la Métropole et des institutions publiques. Il est porté par une association qui s’active depuis plusieurs années pour développer l’agriculture urbaine et l’accès de tous à une alimentation de qualité : le Collectif autonomie alimentaire (CAA).
Au printemps dernier, l’association a été lauréate d’un appel à projets national, Quartiers fertiles, ce qui va lui permettre de financer une grande partie du projet. Elle a été aussi sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets Prémices qui propose un accompagnement pour des projets sur la résilience alimentaire menés dans le cadre de coopératives. Ce devrait être en effet une ferme très originale du point de vue de son organisation et de son fonctionnement : une ferme coopérative.

Le secteur du sud de Grenoble et du nord d’Echirolles compte plusieurs grands parcs, mais la nouvelle ferme ne sera pas aménagée dans ces espaces. Elle le sera sur un terrain assez vaste d’environ 9000 m2 situé juste derrière le centre commercial et à côté des parkings des grandes halles. Sur cette capture d’écran de vues par satellite, le terrain est localisé là où a été dessiné le rectangle coloré en vert. La ligne rouge délimite la parcelle cadastrale concernée et les lignes oranges marquent les limites entre les communes de Grenoble, Echirolles et Eybens. A gauche du terrain, Echirolles ; en dessous, Eybens. Le terrain est aussi bien visible (et indiqué en lettres rouges) sur cette vue aérienne.
Il appartient à la Ville de Grenoble qui va le mettre gracieusement à disposition de l’association. Lors du dernier Conseil municipal du 12 juillet, il a été annoncé qu’une « première convention d’une durée de 9 mois prendra effet à compter du 19 juillet. Un bail agricole adapté prendra la suite de cette convention » (Source : communiqué de presse).
La terre de ce terrain serait d’une grande qualité, non pollué, avec une bonne épaisseur du sol et une absence de réseaux enterrés (eaux, électricité, télécoms). Très ensoleillé, ce devrait être un emplacement de choix pour des activités agricoles et pour essayer de contribuer à transformer ces quartiers, la vie quotidienne des habitants et leur alimentation.

Source de la photo aérienne : Site Internet de Grenoble-Alpes Métropole.

Minifilm : le projet de MOOC de l’association Cultivons nos toits

Films / Transition et autonomie alimentaires / Dauphiné et planète Terre

Les 16 et 17 juin derniers se sont tenus les Deauville Green Awards qui récompensent chaque année depuis 2012 des films dans les domaines de la communication et de l’audiovisuel écologiques et responsables. Le film réalisé par Laurent Cistac, Alimentaire, mon cher Watson !, commandé et produit par l’association iséroise Societal Angels, a obtenu un trophée d’or. Lire la suite

Pour un accès de tous à une alimentation choisie de qualité : les prix différenciés à Episol

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La mise en ligne du nouveau Site Internet de l’épicerie sociale et solidaire Episol, la semaine dernière, est l’occasion de présenter à nouveau une des originalités de cette boutique : celle qui concerne les prix des différents produits proposés. Lire la suite

Potagers suspendus : vers une agriculture nourricière dans et autour des villes

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En 2015, un projet de potager d’habitants sur le toit d’un parking avait été lauréat de la première édition du Budget participatif de la Ville de Grenoble : L’Happy Hoche. Deux ans plus tard, en 2017, un deuxième projet de jardin perché a été aussi gagnant. L’idée était d’aménager un jardin potager sur le toit de La Casemate, le Centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI), situé dans le quartier Saint-Laurent de Grenoble. Le projet de ce potager suspendu était porté par l’association Cultivons nos toits. Lire la suite

Des plants à prix différenciés et solidaires proposés par Cultivons nos toits

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Depuis 2020, l’association Cultivons nos toits, qui mène, accompagne et promeut des projets d’agriculture urbaine, cultive des plants dans des serres du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble, situées sur le site de l’Hôpital sud à Echirolles.
Cette année, elle les propose à la vente. Leur prix est libre, c’est-à-dire que chacun paye ce qu’il peut ou veut. C’est une manière d’introduire des prix différenciés et solidaires.

Toutes les infos pratiques (adresse, semences utilisées, liste des plants, horaires) à retrouver dans cette page, avec en téléchargement un tableau des indications de prix différenciés et solidaires.

 

Tarifications solidaires : le groupement d’achat Au Local propose désormais des tarifs réduits

Infos pratiques / Tarifs réduits / Solidarités / Groupement d’achat / Circuits courts / Transition alimentaire / Grenoble

Lancé en 2018, le groupement d’achat Au Local proposait jusqu’ici de l’épicerie et des produits frais (légumes, fruits, laitages, oeufs, viande), en  circuits courts, à des prix ajustés de telle sorte qu’ils permettent de rémunérer correctement les producteurs, de dégager une marge, tout en étant bas pour les consommateurs, comparativement aux prix des autres lieux de vente pour des produits de même qualité. Ces prix sont présentés comme « justes ».
Désormais, un tarif réduit est aussi proposé sur tous les produits, pour les foyers aux faibles ressources. La réduction est de –10 %. Il faut avoir un quotient familial inférieur à 900 euros. Pour en bénéficier, une inscription est nécessaire. Lire la suite

Les antisèches du jardinier : les dernières publications d’un éditeur isérois écologique

Infos pratiques / Livres / Potagers bio / Transition alimentaire

La maison d’édition Terre Vivante a publié le mois dernier quatre petits livres utiles et pratiques pour les jardiniers amateurs : des antisèches sur les légumes, les arbres fruitiers, les plantes aromatiques et les ravageurs.
Toutes les références à retrouver ici. Lire la suite

La première ferme urbaine de Grenoble recrute des personnes en situation de précarité

Offre d’emploi / Agriculture urbaine / Insertion professionnelle / Grenoble

La ferme Millepousses recrute actuellement des agents de cultures en maraichage et horticulture. Aucun savoir spécifique n’est demandé. Il s’agit de postes d’insertion professionnelle réservés aux chômeurs de longue durée et allocataires du RSA.
Pour candidater, il faut passer par la plateforme spécialisée des emplois d’insertion, déjà présentée ici.

Lancée en 2018 sur le site du Centre horticole de la Ville de Grenoble (situé en fait à Saint-Martin-d’Hères), l’exploitation agricole est installée depuis l’automne 2020 dans le Parc Lesdiguières, à côté du lycée-hôtel du même nom, devenant ainsi la première ferme urbaine dans Grenoble-même. Elle est spécialisée dans la culture de micro-pousses (sous serre), mais proposera également des légumes de plein champ. Depuis l’été 2020, elle est aussi une entreprise d’insertion.
Son Site Internet :.

 

A découvrir : le modèle des jardins nourriciers fonctionnant avec une monnaie-temps

Réflexions / Vidéo / Circuits courts / Jardins / Economie sociale et solidaire / Monnaies alternatives / Précarité / Die

Depuis 2016 existe à Die, dans la Drôme, une association, Les jardins nourriciers, qui a mis en place un fonctionnement original et solidaire pour permettre à tous, y compris les plus précaires, d’accéder à une alimentation de qualité en circuits très courts. Lire la suite

Participer à la sauvegarde des variétés anciennes d’arbres fruitiers : devenez Croqueurs de pommes !

Structures / Association / Biodiversité / Arbres fruitiers / Isère

Vous possédez un verger avec des variétés anciennes locales ? Vous souhaiteriez en créer un ? Vous voudriez être formés aux techniques de greffage ? Ceci en amateur et bénévolement ?

Pour s’impliquer en Isère dans la sauvegarde de la biodiversité des arbres fruitiers, il existe depuis une vingtaine d’années une association régionale, rattachée au mouvement national des Croqueurs de pommes. Dans son Site Internet, elle se présente ainsi :

« L’Association des Croqueurs de Pommes du Confluent Ain-Isère-Savoie a été créée en 1998 par la volonté de Gérard Aventin, aidé par quelques passionnés d’arboriculture et de vieilles variétés.
Située à la jonction des trois départements de l’Ain, de l’Isère et de la Savoie, d’où son nom, elle couvre la région du Bas Bugey (Ain), du nord Dauphiné (Isère) et de l’Avant Pays Savoyard (Savoie).
Dans le nord de l’Isère, la culture de la vigne et des mûriers pour l’élevage du ver à soie était très développée et les arbres fruitiers disséminés un peu partout. A la fermeture des tuileries du Bouchage vers 1935, des analyses de terrain montrèrent une bonne adaptation du sol à l’arboriculture et de nombreux vergers de production s’implantèrent au bord du Rhône. Des variétés de pommes anciennes ainsi que des cerisiers, subsistent encore dans quelques vergers délaissés mais ils ont tendance à disparaître. Dans le Bugey, la vigne prospère et les pommiers poussent là où le sol le permet. Dans l’Avant Pays Savoyard les pommiers et les poiriers font partie du paysage. Dès l’avènement du chemin de fer dans la région et jusqu’en 1960 environ, les arboriculteurs des alentours du lac d’Aiguebelette exportaient des pommes vers l’Algérie, en particulier la Franc-Roseau qui fit leur renommée.
L’Association du Confluent Ain-Isère-Savoie ne possède pas de verger associatif.
Elle sauvegarde les variétés fruitières anciennes de toutes espèces, en essayant de privilégier les variétés locales, dans les vergers de ses adhérents. Une bourse aux greffons annuelle, associée à la commande groupée de porte-greffes, permet de propager les variétés locales méritantes.
Les expositions de fruits auxquelles l’Association participe permettent de découvrir ces anciennes variétés.

Les séances pratiques de taille et de greffage s’effectuent dans plusieurs de ces vergers, ce qui offre une diversité de cas et de situations. Parallèlement, un inventaire des variétés fruitières détenues par chaque Croqueur est mis en œuvre pour conserver la trace de ce patrimoine fruitier qui, sans ce travail d’écriture, risque de retomber rapidement dans l’oubli. Plus de 2000 arbres sont ainsi suivis, représentant plusieurs centaines de variétés identifiées et un nombre encore très important de variétés non déterminées.

Nos variétés de pommes locales sont : La Nationale, la Cusset, la Croque de l’Ain, la Plate de Nances, la Franc-Roseau, la Double rose, la Grésine, la pomme Fer de Savoie, la Reinette de Demptézieu.
On peut y ajouter des variétés récemment retrouvées comme la Panette, la Micalette, la Morelle, la Verte de Saint Savin et la Gude.
Il existe aussi des variétés de prunes particulières à la région : les prunes Farotte et Saint Michel ».

Au lieu d’avoir son propre verger conservatoire, l’association a donc un « verger éclaté », entre les vergers de ses adhérents, et opère un inventaire des variétés fruitières locales, à retrouver sur son Site dans « l’espace visiteur ».

 

Champiloop : les boucles locales du non-gaspillage pour cultiver des champignons

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Jusqu’au 25 juillet, Champiloop propose des animations à Saint-Martin-d’Hères, en direction des jeunes de 11 à 15 ans, pour les initier à la culture des champignons sans gaspillage.
Toutes les infos pratiques : ici.

Champiloop est un projet en phase de lancement. Une de ses originalités est d’utiliser, comme substrat de culture des champignons, du marc de café ou des drêches de bière, récupérés localement, et qui seraient devenus des déchets s’ils n’avaient pas été réutilisés. Le non-gaspillage commence en effet par la valorisation de toutes les matières et matériaux, en les réutilisant en circuits courts, plutôt que de les jeter.
Autre boucle (loop, en anglais) locale : les champignons sont vendus aux restaurateurs de l’agglomération et à quelques commerces de l’économie sociale et solidaire.

L’activité de production est née récemment de la fusion entre l’activité de la Champignonnière de la Frise, à Eybens, et des idées d’un étudiant en fin de cursus à Grenoble Ecole de management (GEM), Maxime Boniface, qui portait le projet Mycerest, un des lauréats de l’appel à idées de l’association Societal Angels, l’hiver dernier. Champiloop est aujourd’hui actif dans le « Lab de la transition alimentaire » de l’association.
En février 2020, Maxime Boniface résumait son projet de production de champignons, dans cette vidéo.

Plus d’infos sur l’activité de production : https://www.champiloop.com

 

Jean Bouteille : une solution pour le liquide en vrac

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Dans le domaine de l’alimentation, la vente en vrac de liquides (jus de fruits, laits, vins, bières, huiles) pose plus de problèmes pratiques et d’hygiène que celle de l’épicerie sèche. Le client doit amener son contenant et les règles de conservation du produit acheté sont beaucoup plus strictes. Par exemple, un jus de fruit doit ensuite être conservé au frais et consommé rapidement.
A Grenoble, il n’est donc pas surprenant que le magasin La Bonne Pioche ne vende que très peu de boissons en vrac, seulement deux jus de fruits, qu’il est aussi possible d’acheter en cubi de 5 l.

Depuis quelques années, une solution a été mise au point par l’entreprise Jean Bouteille qui propose à la fois les contenants (des bouteilles réutilisables et consignées) et des produits.
Ce reportage présente l’entreprise à ses débuts et situe la nouveauté par rapport au problème de la consigne des bouteilles en France.
Cette entreprise de l’économie sociale et solidaire a été lancée dans le département du Nord et propose localement son modèle dans toute la France en visant toujours le circuit le plus court entre le magasin qui utilise ses bouteilles pour vendre du liquide en vrac, et la structure qui les lave.

A défaut d’une vente en vrac, le recours à la consigne de contenants en verre est aussi la voie utilisée, pour les laits et yaourts, dans les magasins spécialisés dans le zéro déchet. A La Bonne Pioche, du lait cru de vache est proposé dans ce conditionnement, en bouteille en verre avec bouchon en métal. Il s’agit de réutiliser et non pas de recycler les emballages quand il n’est pas possible de s’en passer.
L’alternative entre réutilisation ou recyclage est au centre de l’enjeu d’une économie plus circulaire et écologique.
En effet, faut-il plutôt utiliser des bouteilles consignées, et donc laver et réutiliser plusieurs fois la même bouteille ? Ou est-il préférable de recycler tous les contenants en verre utilisés une seule fois, afin de produire de nouveaux contenants ?
Pour réaliser la transition alimentaire, c’est bien la première option qui serait la plus écologique. Cette vidéo de la Fondation Hulot et du Réseau Consigne l’explique.

Pour suivre l’actualité de Jean Bouteille : https://fr-fr.facebook.com/jeanbouteille.concept

 

Epiceries sociales et solidaires (2) : sur le campus, AGORAé ne rouvre pas, mais poursuit l’aide alimentaire aux étudiants

Rajout du 10/06/2020 : AGORAé a rouvert, dans ses nouveaux locaux. Les étudiants qui voudraient y faire des achats doivent préalablement remplir ce dossier d’inscription. Plus d’infos pratiques dans cette page.

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L’épicerie sociale et solidaire AGORAé, réservée aux étudiants, avait fermé dès le début du confinement. Elle ne va pas rouvrir dans l’immédiat, mais va continuer les distributions hebdomadaires de colis alimentaires gratuits dans plusieurs Résidences étudiantes, ainsi que de paniers de fruits et légumes frais.
A partir de la semaine prochaine, chaque mardi et jeudi, elle va aussi assurer des distributions pour tous les étudiants de l’Université Grenoble-Alpes, qui étaient jusque-là pilotées par le Crous de Grenoble.

Située sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, AGORAé venait d’ouvrir au début de l’année 2020. Elle fait partie d’un réseau national d’une vingtaine d’épiceries étudiantes mises en place à partir de 2009 par la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes). A Grenoble, InterAsso Grenoble-Alpes a porté le projet localement.
Installée provisoirement au rez-de-chaussée du restaurant l’Intermezzo, elle va s’installer dans un nouveau local dans la Résidence Ouest sur le campus. Avec des produits proposés à 10 % du prix du marché, elle est en mesure, comme les autres épiceries sociales et solidaires, de lutter autrement contre la précarité alimentaire dans laquelle vivent de nombreux étudiants.

Avec le début du déconfinement, seul le libre-service du restaurant l’Intermezzo a rouvert sur le campus. Un bon plan à partager : entre 18 et 20 h, les invendus sont proposés à 1 euro.

 

Epiceries sociales et solidaires (1) : le magasin et la camionnette d’Episol reprennent leurs activités avec le début du déconfinement

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Fin mars 2020, dix jours après le début du confinement, l’unique épicerie sociale et solidaire de Grenoble, Episol, situé dans le quartier Capuche, avait dû fermer. Elle va reprendre une partie de ses activités à partir du 12 mai : le magasin rouvre mardi à 15 h et la camionnette reprend sa tournée dans Grenoble, à Pont-de-Claix et à Saint-Martin-d’Hères.
Toutes les informations précises sont à retrouver dans la page Facebook d’Episol.

Ce type de magasin constitue une des nouvelles manières de lutter autrement contre la précarité alimentaire, alternative à la distribution de colis alimentaires réservés aux plus précaires. Episol est en effet une épicerie ouverte à tous, mais les produits sont proposés avec trois tarifs différents. Pour bénéficier des deux tarifs les plus bas, il faut s’inscrire préalablement à l’association et avoir un quotient familial inférieur à 900.
De telles formes d’épicerie peuvent jouer aussi un rôle dans la transition alimentaire, en facilitant à tous l’accès et la consommation quotidienne de fruits et légumes, locaux et issus de l’agriculture biologique ou raisonnée. C’est un des objectifs d’Episol qui s’approvisionne largement auprès de producteurs de proximité.

En 2020, la distribution de colis alimentaires gratuits, ou pour 1 ou 2 euros, reste cependant la principale manière de lutter contre la précarité alimentaire, voire contre l’insécurité alimentaire d’une partie de la population, qui s’est accentuée en France avec la grave crise économique en cours depuis deux mois. Car dans l’agglomération grenobloise, les épiceries sociales et solidaires sont très peu nombreuses.

 

Circuits courts de l’ESS : les activités reprennent petit à petit, comme aux jardins solidaires de Moirans

Economie sociale et solidaire / Structures d’insertion / Confinement / Agriculture biologique / Transition alimentaire / Paniers solidaires / Isère / Moirans et Grenoble

Avec la mise en place du confinement, une partie des structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) a dû cesser ses activités, notamment les organismes où travaillent des salariés en insertion et des bénévoles. Le respect strict de toutes les consignes de sécurité sanitaire devenait trop compliqué à organiser.
Ce fut le cas pour les Nouveaux Jardins de la Solidarité de Moirans, chantier d’insertion de maraîchage bio, de pépinières et d’entretien d’espaces verts. Ces jardins proposent chaque semaine des paniers de légumes à près de 300 familles de Moirans et de l’agglomération de Grenoble, ainsi que des « paniers solidaires » à des foyers précaires, depuis 2012.

Dans un premier temps, les distributions de ces paniers ont été suspendues. Mais, depuis la mi-avril, les activités reprennent petit à petit. Comme l’expliquait alors Carole Vinatier-Samba, directrice de la structure, sur le Site Internet :
« Chères toutes et tous, des petites nouvelles des jardins après bientôt un mois de confinement (…) » . La suite à lire ici.

Cette semaine, une partie des salariés en insertion va reprendre le travail à temps partiel, avant même le début du déconfinement. Pour l’instant, une centaine de familles habitant à proximité de Moirans peuvent à nouveau bénéficier de paniers bio en circuits (très) courts de l’ESS.