Participer à la sauvegarde des variétés anciennes d’arbres fruitiers : devenez Croqueurs de pommes !

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Vous possédez un verger avec des variétés anciennes locales ? Vous souhaiteriez en créer un ? Vous voudriez être formés aux techniques de greffage ? Ceci en amateur et bénévolement ?

Pour s’impliquer en Isère dans la sauvegarde de la biodiversité des arbres fruitiers, il existe depuis une vingtaine d’années une association régionale, rattachée au mouvement national des Croqueurs de pommes. Dans son Site Internet, elle se présente ainsi :

« L’Association des Croqueurs de Pommes du Confluent Ain-Isère-Savoie a été créée en 1998 par la volonté de Gérard Aventin, aidé par quelques passionnés d’arboriculture et de vieilles variétés.
Située à la jonction des trois départements de l’Ain, de l’Isère et de la Savoie, d’où son nom, elle couvre la région du Bas Bugey (Ain), du nord Dauphiné (Isère) et de l’Avant Pays Savoyard (Savoie).
Dans le nord de l’Isère, la culture de la vigne et des mûriers pour l’élevage du ver à soie était très développée et les arbres fruitiers disséminés un peu partout. A la fermeture des tuileries du Bouchage vers 1935, des analyses de terrain montrèrent une bonne adaptation du sol à l’arboriculture et de nombreux vergers de production s’implantèrent au bord du Rhône. Des variétés de pommes anciennes ainsi que des cerisiers, subsistent encore dans quelques vergers délaissés mais ils ont tendance à disparaître. Dans le Bugey, la vigne prospère et les pommiers poussent là où le sol le permet. Dans l’Avant Pays Savoyard les pommiers et les poiriers font partie du paysage. Dès l’avènement du chemin de fer dans la région et jusqu’en 1960 environ, les arboriculteurs des alentours du lac d’Aiguebelette exportaient des pommes vers l’Algérie, en particulier la Franc-Roseau qui fit leur renommée.
L’Association du Confluent Ain-Isère-Savoie ne possède pas de verger associatif.
Elle sauvegarde les variétés fruitières anciennes de toutes espèces, en essayant de privilégier les variétés locales, dans les vergers de ses adhérents. Une bourse aux greffons annuelle, associée à la commande groupée de porte-greffes, permet de propager les variétés locales méritantes.
Les expositions de fruits auxquelles l’Association participe permettent de découvrir ces anciennes variétés.

Les séances pratiques de taille et de greffage s’effectuent dans plusieurs de ces vergers, ce qui offre une diversité de cas et de situations. Parallèlement, un inventaire des variétés fruitières détenues par chaque Croqueur est mis en œuvre pour conserver la trace de ce patrimoine fruitier qui, sans ce travail d’écriture, risque de retomber rapidement dans l’oubli. Plus de 2000 arbres sont ainsi suivis, représentant plusieurs centaines de variétés identifiées et un nombre encore très important de variétés non déterminées.

Nos variétés de pommes locales sont : La Nationale, la Cusset, la Croque de l’Ain, la Plate de Nances, la Franc-Roseau, la Double rose, la Grésine, la pomme Fer de Savoie, la Reinette de Demptézieu.
On peut y ajouter des variétés récemment retrouvées comme la Panette, la Micalette, la Morelle, la Verte de Saint Savin et la Gude.
Il existe aussi des variétés de prunes particulières à la région : les prunes Farotte et Saint Michel ».

Au lieu d’avoir son propre verger conservatoire, l’association a donc un « verger éclaté », entre les vergers de ses adhérents, et opère un inventaire des variétés fruitières locales, à retrouver sur son Site dans « l’espace visiteur ».

 

Idée de sorties nature : les vergers conservatoires

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A proximité de la métropole de Grenoble, dans un ancien méandre de l’Isère devenu un bras mort après le détournement du cours naturel de la rivière, se trouve le Bois de la Bâtie, accessible gratuitement à tous les publics, aménagé et entretenu par le Département. Il comprend un verger conservatoire où ont été plantées des variétés anciennes du Dauphiné : pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers. L’ensemble du bois constitue un espace naturel riche en biodiversité.
Pour les urbains, c’est une idée de sortie nature pour l’automne. Il n’est pas interdit de cueillir un fruit pour le manger.
Toutes les infos pratiques : ici, avec le plan du verger à télécharger.
La fiche de la LPO : ici.

Autres vergers conservatoires en Isère :
– sur le balcon sud du massif de la Chartreuse, à Proveysieux ;
– à Beauvoir-en-Royans.

 

Un nouveau verger urbain chaque année à Grenoble

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Verger Essen’ciel, Verger Aventure, mais aussi Verger Salengro, Verger Bajatière, Jardin de cuillette : depuis 2015, chaque année, un nouveau verger urbain partagé a été aménagé et planté à Grenoble, avec le soutien de la Ville. Sans compter les arbres fruitiers dans les jardins potagers ou dans les rues.
Une nouvelle rubrique Vergers vient d’être créée dans la base de données des Bonnes adresses alimentaires. Vous la retrouverez ici, avant qu’elle ne figure sur la nouvelle carte imaginaire de la transition alimentaire.

 

Aventure : le premier verger urbain participatif de Grenoble pousse depuis bientôt 3 ans

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Comme le Verger Essen’ciel, le Verger Aventure a été aménagé en milieu urbain dans un terrain vague. Mais, à la différence du verger du quartier Vallier-Catane initié par la Ville, il a été porté dès le départ par des habitants grenoblois, déjà actifs dans le Jardin de la Poterne. Les financements pour le réaliser, dans le quartier Teisseire, ont été aussi obtenus en 2016 grâce au dispositif municipal du « budget participatif », qui permet à la population grenobloise de voter chaque année pour des projets proposés par les habitants eux-mêmes.

La plantation a eu lieu début décembre 2017. Depuis bientôt 3 ans, une trentaine d’arbres pousse. Un jardin potager a été aussi aménagé, ainsi qu’une butte, lieu de biodiversité, et une mare. Verger partagé, entretenu par des habitants avec l’aide du Service des espaces verts de la Ville, le Verger Aventure n’est pas clos et devient aussi petit à petit pour tous les grenoblois un verger promenade rafraichissante, avant de devenir dans quelques années un lieu de production-consommation de fruits en circuits très courts.
Le plan du verger, avec les différentes essences d’arbres, se trouve ici.

 

Essen’ciel : le premier verger partagé urbain de Grenoble a eu 5 ans

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Créé sur un ancien terrain vague dans le quartier Vallier-Catane de Grenoble, inauguré fin juin 2015, le verger baptisé Essen’ciel a donc eu 5 ans au début de l’été. Ce fut le premier verger partagé urbain aménagé dans la ville. En quelques années, il est devenu, pour les habitants du quartier impliqués, à la fois un espace de culture de fruits et légumes en milieu urbain et un lieu de convivialité. Non clôturé et ouvert à tous, il constitue aussi un petit jardin public, lieu de refuge rafraichissant.
La nouvelle équipe municipale écologiste avait été à l’origine de ce verger et le service des espaces verts de la ville apporte depuis 2014 son soutien à la dizaine de personnes qui s’en occupent quotidiennement. Mais il s’agit bien d’un jardin d’habitants, qui l’entretiennent. Il comprend aussi un potager, une pergola, un lieu de compostage, et il est très fleuri.

Les jardins nourriciers d’habitants constituent une des formes de circuits les plus courts, puisque les producteurs sont aussi les consommateurs. Si les jardins familiaux et les jardins partagés sont nombreux, les vergers, notamment en zone urbaine, sont encore rares.
Pour le découvrir : l’entrée est au niveau du 60 rue Ampère. Cet été de déconfinement, après un printemps où la nature s’est développée elle en liberté, il est particulièrement fleuri.

 

Comment sauver l’environnement des Alpes ? Un film documentaire sur les solutions locales

Réflexions / Film / Transition écologique / Global et local / Alpes françaises

En juin dernier, le film Il faut sauver les Alpes ! a été primé au Green Deauville Awards. Ses auteurs sont Nicolas Plain, scientifique grenoblois, spécialiste du climat et de l’environnement, et Laurent Lichtenstein, réalisateur.
Ce documentaire scientifique, en accès libre ici, nous présente des solutions locales, tout en nous faisant découvrir les paysages alpins, ceux qui sont encore préservés et ceux qui sont déjà bien détériorés, filmés depuis le parapente de Nicolas Plain. Comme si vous étiez avec lui.
Concernant l’alimentation, le film présente les actions en faveur de la biodiversité menées par un apiculteur pour préserver les abeilles noires. Il fait aussi découvrir un système de co-livraison mis en place par 250 agriculteurs.

Si elles sont insuffisantes à elles seules pour arrêter la dégradation accélérée de la nature et de l’environnement, les initiatives locales que chaque habitant peut prendre ont des effets positifs immédiats. Seule une alliance des citoyens et des scientifiques, pour interpeller et convaincre les élus et les pouvoirs publics d’agir à plus grande échelle, permettra d’élaborer et de mettre en oeuvre des mesures plus globales concernant les industries, les transports et les systèmes de chauffage dans les vallées alpines. C’est un des buts de ce documentaire.

 

Champiloop : les boucles locales du non-gaspillage pour cultiver des champignons

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Jusqu’au 25 juillet, Champiloop propose des animations à Saint-Martin-d’Hères, en direction des jeunes de 11 à 15 ans, pour les initier à la culture des champignons sans gaspillage.
Toutes les infos pratiques : ici.

Champiloop est un projet en phase de lancement. Une de ses originalités est d’utiliser, comme substrat de culture des champignons, du marc de café ou des drêches de bière, récupérés localement, et qui seraient devenus des déchets s’ils n’avaient pas été réutilisés. Le non-gaspillage commence en effet par la valorisation de toutes les matières et matériaux, en les réutilisant en circuits courts, plutôt que de les jeter.
Autre boucle (loop, en anglais) locale : les champignons sont vendus aux restaurateurs de l’agglomération et à quelques commerces de l’économie sociale et solidaire.

L’activité de production est née récemment de la fusion entre l’activité de la Champignonnière de la Frise, à Eybens, et des idées d’un étudiant en fin de cursus à Grenoble Ecole de management (GEM), Maxime Boniface, qui portait le projet Mycerest, un des lauréats de l’appel à idées de l’association Societal Angels, l’hiver dernier. Champiloop est aujourd’hui actif dans le « Lab de la transition alimentaire » de l’association.
En février 2020, Maxime Boniface résumait son projet de production de champignons, dans cette vidéo.

Plus d’infos sur l’activité de production : https://www.champiloop.com

 

Jean Bouteille : une solution pour le liquide en vrac

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Dans le domaine de l’alimentation, la vente en vrac de liquides (jus de fruits, laits, vins, bières, huiles) pose plus de problèmes pratiques et d’hygiène que celle de l’épicerie sèche. Le client doit amener son contenant et les règles de conservation du produit acheté sont beaucoup plus strictes. Par exemple, un jus de fruit doit ensuite être conservé au frais et consommé rapidement.
A Grenoble, il n’est donc pas surprenant que le magasin La Bonne Pioche ne vende que très peu de boissons en vrac, seulement deux jus de fruits, qu’il est aussi possible d’acheter en cubi de 5 l.

Depuis quelques années, une solution a été mise au point par l’entreprise Jean Bouteille qui propose à la fois les contenants (des bouteilles réutilisables et consignées) et des produits.
Ce reportage présente l’entreprise à ses débuts et situe la nouveauté par rapport au problème de la consigne des bouteilles en France.
Cette entreprise de l’économie sociale et solidaire a été lancée dans le département du Nord et propose localement son modèle dans toute la France en visant toujours le circuit le plus court entre le magasin qui utilise ses bouteilles pour vendre du liquide en vrac, et la structure qui les lave.

A défaut d’une vente en vrac, le recours à la consigne de contenants en verre est aussi la voie utilisée, pour les laits et yaourts, dans les magasins spécialisés dans le zéro déchet. A La Bonne Pioche, du lait cru de vache est proposé dans ce conditionnement, en bouteille en verre avec bouchon en métal. Il s’agit de réutiliser et non pas de recycler les emballages quand il n’est pas possible de s’en passer.
L’alternative entre réutilisation ou recyclage est au centre de l’enjeu d’une économie plus circulaire et écologique.
En effet, faut-il plutôt utiliser des bouteilles consignées, et donc laver et réutiliser plusieurs fois la même bouteille ? Ou est-il préférable de recycler tous les contenants en verre utilisés une seule fois, afin de produire de nouveaux contenants ?
Pour réaliser la transition alimentaire, c’est bien la première option qui serait la plus écologique. Cette vidéo de la Fondation Hulot et du Réseau Consigne l’explique.

Pour suivre l’actualité de Jean Bouteille : https://fr-fr.facebook.com/jeanbouteille.concept

 

Premiers pas vers le zéro déchet : avec quoi faire ses courses en vrac ?

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Pendant le confinement et durant les premières étapes du déconfinement, des consignes strictes d’hygiène ont été suivies dans les commerces spécialisés dans la vente de produits en vrac sans pré-emballage. Le plus souvent, les clients ne pouvaient plus se servir eux-mêmes et les bocaux qu’ils amenaient étaient nettoyés juste avant leur utilisation. Les sacs à vrac en tissu étaient fortement déconseillés, voire interdits.
D’une manière générale, qu’est-il préférable d’utiliser pour faire ses courses en vrac ? Des sacs en papier, des sacs en tissu ? Des bocaux en verre ?

Pour qui fait ses premiers pas vers le zéro déchet, ce Site Internet donne de bons conseils, au moment de l’achat, puis pour ranger et conserver les produits à la maison. Il vend aussi différents types de contenants, mais il incite surtout à suivre deux principes écologiques : réutiliser et récupérer, que ce soit des sacs (en papier ou en tissu, non teinté de préférence) ou des bocaux, en verre. Ce sont les premiers gestes à prendre l’habitude de faire.

 

A découvrir : le vrac social et solidaire en circuits courts

Réflexions / Vidéo / Non-gaspillage / Circuits courts / Transition alimentaire / Groupement d’achat / Economie sociale et solidaire / Lyon et France

En complément de la présentation des trois types de commerces en vrac qui existent actuellement dans l’agglomération grenobloise (lire ici), il est intéressant de découvrir l’association VRAC mise en place à Lyon à partir de 2013 dans les quartiers populaires, et qui a essaimé aussi à Strasbourg, Bordeaux, Toulouse et Paris.
Un bailleur social de l’est de Lyon est à l’initiative du projet et plusieurs centres sociaux se sont ensuite impliqués.

VRAC signifie : Vers un Réseau d’Achat en commun. Il s’agit en effet de groupements d’achat. A Lyon, ils existent dans une quinzaine de quartiers. Ils permettent aux habitants d’accéder à des produits de qualité à un prix bas, car l’achat groupé en vrac permet :
– une limitation des coûts d’emballage ;
– l’achat de grosses quantités qui permet de négocier des prix plus bas ;
– la réduction du nombre d’intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs.

Les habitants sont impliqués dans le dispositif. Ils peuvent participer à la préparation des commandes mensuelles. Les produits concernent l’alimentaire, mais aussi des produits ménagers et d’hygiène. Ils sont locaux ou, à défaut, écologiques. Les références sont peu nombreuses, environ 70, pour Lyon, mais concernent des produits de base.

Cette vidéo présente le fonctionnement du réseau VRAC à Lyon et permet d’entendre des habitants impliqués.
Le Site du réseau national : https://vrac-asso.org/

 

Vrac et circuits courts : acheter en vrac, ce n’est pas toujours acheter local !

Infos pratiques / Non-gaspillage alimentaire / Vente en vrac / Circuits courts / Centrale d’achat / Transition alimentaire / Agglomération de Grenoble

Pendant le confinement, les épiceries grenobloises spécialisées dans la vente en vrac, c’est-à-dire sans pré-emballage, sont restées ouvertes. Comme tous les magasins de proximité, elles ont connu une forte affluence et ont su adapter leurs modes et espaces de vente à toutes les contraintes hygiéniques supplémentaires.

Ces magasins contribuent à la lutte contre le gaspillage de deux manières : grâce à l’absence d’emballages et par l’achat des quantités juste nécessaires pour le client. De ce point de vue, ils favorisent de nouvelles pratiques de consommation relevant de la transition alimentaire.
Pour autant, acheter en vrac, ce n’est pas toujours acheter local !  Les trois épiceries de Grenoble en sont bien l’exemple.

Ces magasins ouverts entre 2016 et 2018 constituent en effet trois modèles très différents de vente sans emballage.
Le premier ouvert en 2016, La Bonne Pioche, propose dans sa boutique du centre-ville une grande variété de produits essentiellement locaux et notamment des fruits et légumes de la région. Dans le contexte du confinement, elle a aussi mis en place un système de commande afin de pouvoir préparer dans de bonnes conditions d’hygiène les produits. Ce système va continuer d’exister après la pandémie afin de favoriser plusieurs types de circuits courts entre producteurs et consommateurs.
L’épicerie bio en ligne Aux Petits Grains propose depuis 2018 un autre modèle alternatif écologique : la vente en vrac dans des contenants consignés et livrés à vélo dans toute l’agglomération de Grenoble. Elle ne propose cependant aucun produits frais, mais s’approvisionne localement dans la mesure du possible.
Le fonctionnement de Day by Day, ouvert en 2017, est tout autre. Tous les magasins de ce réseau national sont fournis par une seule centrale d’achat et de logistique, située à Dreux, et fonctionnent selon des critères plus proches de ceux de la grande distribution que du modèle résilient des circuits courts. La distribution nécessite un transport de 600 km au minimum (la distance Dreux-Grenoble), auquel s’ajoutent les distances d’acheminement des produits jusqu’à Dreux.

Toutes les infos pratiques sur ces magasins : ici.

 

Nouvelle série d’articles : sur le non-gaspillage alimentaire et sur les jardins d’habitants

Annonce / Blog / Transition alimentaire / Non-gaspillage / Jardins d’habitants / Agglomération de Grenoble

Aujourd’hui commence une nouvelle série d’articles du blog lancé le 1er avril 2020 dans le contexte du confinement, puis de la première phase de déconfinement. En lien avec l’élaboration de la nouvelle base de données et de la carte imaginaire qui permettra d’y accéder de manière visuelle et simple, elle portera toujours sur l’enjeu de la transition alimentaire en cours, dans l’agglomération de Grenoble.
Deux thèmes seront notamment abordés :
– celui du non-gaspillage alimentaire ;
– et celui des jardins d’habitants.

La question du non-gaspillage est importante pour la transition écologique en général. Dans le domaine de l’alimentation, elle concerne les différentes étapes de la production, de la transformation, de la distribution, puis de la consommation, comme l’explique cette vidéo.

Les transformations en cours avec la transition alimentaire visent à réduire fortement le gaspillage, voire à le faire disparaître, ou bien à mettre en place des circuits et des dispositifs de récupération et de réutilisation de tous les produits qui, il y a quelques années, auraient été traités comme des déchets finalement incinérés dans l’usine Athanor située à La Tronche.

 

A écouter : chroniques radio sur les circuits courts isérois

Dans les médias / Chroniques radio / Circuits courts / Producteurs-consommateurs / Alimentation / Isère

Depuis le début du déconfinement, le 11 mai 2020, France Bleu Isère propose chaque matin peu avant 8 h 00 une brève chronique qui permet de découvrir la richesse et la variété des circuits courts dans le département de l’Isère, notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation.
Retrouvez toutes ces chroniques, à réécouter, dans cette page.

Plusieurs magasins de vente directe d’exploitations agricoles y sont présentés. Pendant le confinement, ils étaient restés ouverts et avaient contribué à un accès plus facile à une alimentation saine et locale.
A écouter notamment Céline Revol, ici, une productrice de fromages de vache, une des agricultrices à l’origine de la Ferme des saveurs de Voreppe, en 1998, qui s’exprime à propos de cette « belle aventure » du circuit court.

 

Circuits très courts : les cueillettes à la ferme de fraises ont bien commencé, malgré le déconfinement

Mise à jour : 22/05/2020

Infos pratiques / Déconfinement / Agriculture biologique et raisonnée / Circuits courts / Fruits et légumes / Agglomération grenobloise / Isère

Ce printemps 2020, dans le contexte du confinement, les maraîchers bio des Paniers de la dernière pluie, dans le quartier de l’Ile d’Amour à Meylan, ont décidé de ne plus proposer aux consommateurs de cueillettes sur leur exploitation. Depuis la mi-avril, ils préparent et vendent désormais des paniers de légumes de saison. Les règles très strictes d’hygiène et de distance entre les personnes ont en effet compliqué l’organisation des cueillettes à la ferme et ces règles persistent avec le déconfinement qui a commencé le 11 mai.
Mais d’autres exploitations proches de Grenoble ont choisi de continuer de proposer des cuillettes. C’est le cas des Vergers de Vernette près de Rives et de La Cueillette de Noyarey, à l’ouest de Grenoble. Dès cette semaine, il est possible d’aller ramasser soi-même des fraises dans ces fermes. Pour respecter toutes les consignes, les Vergers de Vernette ont dû mettre en place un système d’inscription, avec un planning en ligne, afin de ne pas dépasser dix personnes par heure.

La pratique ouverte à tous de la cueillette à la ferme constitue une forme de circuit court encore peu développée, notamment en agriculture urbaine. Elle présente l’avantage de pouvoir réduire fortement les prix proposés pour des produits très frais de qualité, qui coûtent bien plus cher dans les magasins bio du centre-ville, en vente directe de producteurs ou même en achat groupé.
Par exemple, pour les fraises bio, le prix est ainsi divisé au moins par deux ! Cette semaine, la Charrette bio vend le kilo de fraises à 11 euros quand les Vergers de Vernette les proposent à 5,50 euros à la cueillette. Le groupement d’achat Au local propose lui les mêmes fraises bio cultivées par les Vergers de Vernette en barquette de 250 g à 3,50 euros, pour la commande lancée aujourd’hui.
Cette forme de libre-service sur le lieu-même des cultures de fruits et légumes constitue un circuit très court entre les producteurs et les consommateurs qui peuvent ainsi devenir véritablement des acteurs de la transition écologique et alimentaire.

 

Dans le monde : la résilience des circuits courts, au Burkina Faso aussi

Réflexions / Texte / Pandémie / Résilience alimentaire / Circuits courts / Agriculture biologique / Mondial et local / Burkina Faso

Dans le domaine alimentaire, la mise en place de circuits courts entre les consommateurs et les producteurs est une des solutions les plus résilientes en cas de crise sanitaire et/ou économique. C’est une solution à la fois globale (car pertinente dans tous les pays du monde) et locale (pour sa réalisation), comme le montre cet article paru début mai dans le journal Le Monde à propos d’une ferme au Burkina Faso.
« Le coronavirus doit nous servir de leçon. On a trop forcé la nature, on subit déjà les effets du changement climatique. Il faut repenser local, nous ne pouvons plus dépendre de l’extérieur pour nous nourrir », explique Razack Belemgnegre, responsable de cette ferme.

« Le monde d’après » s’invente localement sur tous les continents.

 

Epiceries sociales et solidaires (2) : sur le campus, AGORAé ne rouvre pas, mais poursuit l’aide alimentaire aux étudiants

Rajout du 10/06/2020 : AGORAé a rouvert, dans ses nouveaux locaux. Les étudiants qui voudraient y faire des achats doivent préalablement remplir ce dossier d’inscription. Plus d’infos pratiques dans cette page.

Infos pratiques / Déconfinement / Crise sanitaire / Crise économique / Alimentation / Précarité et insécurité alimentaires / Epiceries sociales / Agglomération de Grenoble / Campus

L’épicerie sociale et solidaire AGORAé, réservée aux étudiants, avait fermé dès le début du confinement. Elle ne va pas rouvrir dans l’immédiat, mais va continuer les distributions hebdomadaires de colis alimentaires gratuits dans plusieurs Résidences étudiantes, ainsi que de paniers de fruits et légumes frais.
A partir de la semaine prochaine, chaque mardi et jeudi, elle va aussi assurer des distributions pour tous les étudiants de l’Université Grenoble-Alpes, qui étaient jusque-là pilotées par le Crous de Grenoble.

Située sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, AGORAé venait d’ouvrir au début de l’année 2020. Elle fait partie d’un réseau national d’une vingtaine d’épiceries étudiantes mises en place à partir de 2009 par la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes). A Grenoble, InterAsso Grenoble-Alpes a porté le projet localement.
Installée provisoirement au rez-de-chaussée du restaurant l’Intermezzo, elle va s’installer dans un nouveau local dans la Résidence Ouest sur le campus. Avec des produits proposés à 10 % du prix du marché, elle est en mesure, comme les autres épiceries sociales et solidaires, de lutter autrement contre la précarité alimentaire dans laquelle vivent de nombreux étudiants.

Avec le début du déconfinement, seul le libre-service du restaurant l’Intermezzo a rouvert sur le campus. Un bon plan à partager : entre 18 et 20 h, les invendus sont proposés à 1 euro.

 

Epiceries sociales et solidaires (1) : le magasin et la camionnette d’Episol reprennent leurs activités avec le début du déconfinement

Infos pratiques / Déconfinement / Crise sanitaire / Crise économique / Alimentation / Précarité et insécurité alimentaires / Epiceries sociales / Agglomération de Grenoble

Fin mars 2020, dix jours après le début du confinement, l’unique épicerie sociale et solidaire de Grenoble, Episol, situé dans le quartier Capuche, avait dû fermer. Elle va reprendre une partie de ses activités à partir du 12 mai : le magasin rouvre mardi à 15 h et la camionnette reprend sa tournée dans Grenoble, à Pont-de-Claix et à Saint-Martin-d’Hères.
Toutes les informations précises sont à retrouver dans la page Facebook d’Episol.

Ce type de magasin constitue une des nouvelles manières de lutter autrement contre la précarité alimentaire, alternative à la distribution de colis alimentaires réservés aux plus précaires. Episol est en effet une épicerie ouverte à tous, mais les produits sont proposés avec trois tarifs différents. Pour bénéficier des deux tarifs les plus bas, il faut s’inscrire préalablement à l’association et avoir un quotient familial inférieur à 900.
De telles formes d’épicerie peuvent jouer aussi un rôle dans la transition alimentaire, en facilitant à tous l’accès et la consommation quotidienne de fruits et légumes, locaux et issus de l’agriculture biologique ou raisonnée. C’est un des objectifs d’Episol qui s’approvisionne largement auprès de producteurs de proximité.

En 2020, la distribution de colis alimentaires gratuits, ou pour 1 ou 2 euros, reste cependant la principale manière de lutter contre la précarité alimentaire, voire contre l’insécurité alimentaire d’une partie de la population, qui s’est accentuée en France avec la grave crise économique en cours depuis deux mois. Car dans l’agglomération grenobloise, les épiceries sociales et solidaires sont très peu nombreuses.

 

Circuits courts de l’ESS : les activités reprennent petit à petit, comme aux jardins solidaires de Moirans

Economie sociale et solidaire / Structures d’insertion / Confinement / Agriculture biologique / Transition alimentaire / Paniers solidaires / Isère / Moirans et Grenoble

Avec la mise en place du confinement, une partie des structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) a dû cesser ses activités, notamment les organismes où travaillent des salariés en insertion et des bénévoles. Le respect strict de toutes les consignes de sécurité sanitaire devenait trop compliqué à organiser.
Ce fut le cas pour les Nouveaux Jardins de la Solidarité de Moirans, chantier d’insertion de maraîchage bio, de pépinières et d’entretien d’espaces verts. Ces jardins proposent chaque semaine des paniers de légumes à près de 300 familles de Moirans et de l’agglomération de Grenoble, ainsi que des « paniers solidaires » à des foyers précaires, depuis 2012.

Dans un premier temps, les distributions de ces paniers ont été suspendues. Mais, depuis la mi-avril, les activités reprennent petit à petit. Comme l’expliquait alors Carole Vinatier-Samba, directrice de la structure, sur le Site Internet :
« Chères toutes et tous, des petites nouvelles des jardins après bientôt un mois de confinement (…) » . La suite à lire ici.

Cette semaine, une partie des salariés en insertion va reprendre le travail à temps partiel, avant même le début du déconfinement. Pour l’instant, une centaine de familles habitant à proximité de Moirans peuvent à nouveau bénéficier de paniers bio en circuits (très) courts de l’ESS.

 

Paniers solidaires gratuits : mise en place d’une distribution pour les étudiants de Grenoble-Alpes

Mise à jour : 29/04/2020

Infos pratiques / Aides sociales / Confinement / Précarité alimentaire / Paniers solidaires / Fruits et légumes frais / Grenoble / Campus

Après la mise en place, par le Crous, chaque jeudi sur le Campus de Saint-Martin-d’Hères, d’une distribution hebdomadaire de colis alimentaires pour les étudiants précaires de l’université Grenoble-Alpes, des paniers de fruits et légumes frais et locaux vont être également proposés par l’InterAsso Grenoble-Alpes et l’épicerie sociale étudiante AGORAé (tant qu’elle devra rester fermée), en partenariat avec Potager City et CNP assurances.
InterAsso est une association qui fédère et représente l’ensemble des associations étudiantes de l’université.

Pour bénéficier de ces paniers solidaires gratuits, il faut remplir un formulaire accessible sur la page Facebook d’AGORAé.
Pour les distributions hebdomadaires de colis alimentaires : annonce sur la page Facebook du Crous de Grenoble.
Pour se renseigner sur les aides sociales : ce.crous-social@crous-grenoble.fr

 

Agir localement : les actions de l’association Societal Angels pour la transition alimentaire

Réseaux d’action / Réunions / Laboratoire d’idées / Association / Transition alimentaire / Dauphiné / Grenoble

En avril, l’association Societal Angels, fondée en 2019, et liée à la Fondation Mérigot, a lancé son « Lab de la transition alimentaire » en Dauphiné, dans le prolongement de son appel à idées sur ce thème. La première réunion a eu lieu le 17 avril, en visioconférence, en raison du confinement. Y étaient invités toutes les personnes et organismes qui avaient déposé un dossier dans le cadre de l’appel à idées.
L’objectif est de parvenir à constituer et animer un réseau local pour agir et réfléchir sur la question de l’alimentation et de la transition écologique. Car si l’enjeu de la transition alimentaire est global et mondial, il ne trouvera de solutions concrètes que localement, par des projets et actions ancrés dans des territoires précis.

Il est possible de découvrir trois des projets soutenus par l’association, localisés dans l’agglomération grenobloise, dans cette page : un projet de maison des semences locales, des vidéos pour les jeunes sur l’agriculture urbaine, et de la production de champignons en circuit court.
Le média la vie au minimum fait partie de ce réseau d’action et de réflexion local, pour le projet de nouvelle carte, imaginaire et solidaire, des bonnes adresses de la transition alimentaire.

 

Mieux comprendre : quels effets de la crise sanitaire sur le système alimentaire des pays industrialisés ?

Réflexions / Texte / Pandémie / Crise sanitaire / Systèmes alimentaires industrialisés / Résilience / Monde / Pays industriels

Cet article récent permet de mieux comprendre les différentes vulnérabilités du système alimentaire des pays industrialisés avec la pandémie. Ses auteurs sont Félix Lallemand et Arthur Grimonpont de l’association Les Greniers d’Abondance.

Il est urgent, selon eux, d’agir pour construire de nouveaux systèmes alimentaires, plus résilients.

Circuits courts : le succès des achats groupés en période de confinement

Mise à jour : 2/05/2020

Infos pratiques / Confinement / Alimentation / Circuits courts / Agriculture biologique / Groupements d’achats / Commandes groupées / Grenoble / Isère

Depuis le début du confinement, une des formes de circuits courts entre producteurs locaux et consommateurs connaît un vif succès : les groupements d’achat. Les consommateurs confinés passent en général commande par Internet en toute sécurité devant leur écran, puis, masqués et gantés, vont retirer leurs achats ou peuvent se faire livrer à domicile. Grâce aux commandes groupées, les prix des produits sont calculés au plus « juste » (pour le producteur et l’acheteur). Sont parfois proposés des tarifs « solidaires » par certaines associations.
A Grenoble, le groupement d’achat le plus récent, Au Local, mis en place à partir de 2018, a ainsi vu ses commandes plus que doubler au cours du mois de mars 2020. Le succès est tel que chaque nouvelle commande est très vite close, bien avant la date limite annoncée.
L’entreprise sociale et solidaire propose un vaste choix d’épicerie et de produits frais (fruits, légumes, produits laitiers, viande) à des prix « justes ». Les produits sont issus de l’agriculture biologique ou raisonnée. Pour passer commande, il suffit de s’inscrire pour être informé par mail du lancement d’une nouvelle commande, sans engagement à acheter à chaque fois, et sans adhésion payante, ni abonnement.

A Grenoble, depuis le début du confinement, ce dispositif très souple des commandes collectives a été adopté comme activité alternative par des structures du domaine de la restauration collective. Par exemple, la plateforme Mangez Bio Isère, qui d’habitude fournit les restaurants et cantines (fermés jusqu’à nouvel ordre), accepte désormais des commandes de groupes constitués.
De son côté, dans le quartier Vigny-Musset, le café-restaurant solidaire Voisin(e)s, fermé, a proposé en avril, bénévolement, plusieurs commandes groupées, ouvertes à tous, de produits de la plateforme Mangez Bio Isère, à retirer au café.
A partir du 11 mai, le café va mettre en place un autre système d’achats groupés de produits locaux, ainsi que de nourriture et plats préparés par le café, à emporter ou livrables. Toutes les informations : ici.

Distribution de colis alimentaires : pour les étudiants aussi

Mise à jour : 29/04/2020

Infos pratiques / Confinement / Alimentation / Colis gratuits / Précarité alimentaire / Agglomération de Grenoble / Campus

Le tableau à jour des points de distribution de colis alimentaires gratuits dans l’agglomération de Grenoble se trouve dans cet article.
Il y manque cependant une partie des distributions qui ciblent spécifiquement les étudiants, très nombreux dans une ville universitaire. S’ils sont pour la plupart partis passer la période du confinement dans leur famille, les plus précaires et ceux venus de l’étranger sont restés.
Grace à un partenariat entre la Banque alimentaire de l’Isère, le Crous et l’épicerie sociale étudiante AGORAé (qui a dû fermer), plusieurs distributions hebdomadaires ont été mises en place.
L’une est ouverte à tous les étudiants (sur présentation de sa carte). Elle a lieu le jeudi, entre 12 h et 13 h, sur le Campus, au Libre-service du Restaurant universitaire l’Intermezzo.

Pour se tenir au courant : la page Facebook du Crous de Grenoble et celle de l’épicerie AGORAé.

Distribution devant une résidence Crous du VO - Grenoble avril 2020 - Photo AGORAE

Distribution devant une résidence Crous du VO – Grenoble avril 2020 – Photo AGORAE

 

 

Précarité alimentaire : des difficultés pour le glanage urbain pendant le confinement

Infos pratiques / Confinement / Alimentation / Antigaspillage / Glanage urbain / Récupération d’invendus / Grenoble

A Grenoble et dans l’agglomération, de nombreux marchés ont pu réouvrir sous certaines conditions, rendant plus facile un accès de proximité aux fruits et légumes frais depuis le début du confinement. Les magasins bio sont aussi tous ouverts. Mais les consignes très strictes pour prévenir la propagation du Covid-19 ont mis en difficulté les pratiques de glanage urbain, autant au moment de la récupération des invendus sur les marchés et dans les commerces, que pour leur tri, puis redistribution.
Très vite, les différents  collectifs actifs dans l’agglomération ont en effet arrêté, officiellement, leurs collectes : Géfélépots, La Fratrie des Glaneurs solidaires grenoblois, la Tente des Glaneurs Grenoble, pour les principaux d’entre eux (plus d’infos : ici). Ils étaient autorisés à continuer leurs activités, tout à fait légales et même encouragées depuis 2016. Mais cela demandait une réorganisation et une mobilisation de bénévoles devenues bien plus compliquées.
N’ont pu continuer que les démarches individuelles (et parfois individualistes) de glanage ou les tournées de récupération d’invendus déjà bien organisées et formalisées dans des conventions entre des commerces et des associations. Ainsi l’épicerie sociale Episol, bien que fermée depuis le 27 mars, a pu continuer de récupérer des invendus deux fois par semaine et les donner ensuite au CCAS de Grenoble pour les distributions alimentaires gratuites, et ainsi continuer à agir contre la précarité alimentaire.

Débat politique : quelle pertinence d’un revenu de base dans le contexte de crise actuelle ?

Réflexions / Texte / Débat politique / Confinement / Crise sanitaire / Crise économique / Revenu minimum / Politiques sociales / Monde / France

Avec le confinement, la crise sanitaire s’est très vite transformée en une crise économique d’une ampleur au moins aussi grande que celle de 1929. Les fortes pertes de revenus de salariés et de travailleurs indépendants dans de nombreux secteurs professionnels ont contribué à réintroduire dans le débat politique la question d’un revenu de base pour chacun : un revenu minimum qui soit individuel et inconditionnel.

Rappelons qu’en France le revenu minimum qui existe depuis 2009, le RSA (c’était aussi le cas du RMI), n’est ni individuel, ni inconditionnel. Son éventuelle obtention et son montant dépendent en effet des ressources du foyer et de l’âge. Une seule personne par foyer le perçoit. Il est aussi conditionné à un ensemble de démarches et de devoirs.

De quel type de revenu de base est-il question ?
La journaliste Catherine Petillon, du Service économie de la rédaction de France Culture, a fait dans cet article la synthèse des différents types de revenu minimum proposés.
Ce texte montre combien cette idée est « portée par des courants aux généalogies idéologiques et aux projets politiques très différents ».

 

Mieux comprendre : en quoi la crise sanitaire actuelle est-elle d’abord une crise écologique ?

Réflexions / Vidéo / Pandémie / Coronavirus / Ecologie / Modèles agricoles / Monde / Local

Serge Morand est chercheur au CNRS, spécialiste des maladies infectieuses, et des liens entre biodiversité et santé.
Dans cette vidéo de 7 mn, il explique en quoi la pandémie actuelle :
– a ses origines dans une crise écologique ;
– devra être suivie, si nous voulons éviter de nouvelles épidémies, de changements écologiques.

Sa conclusion : « Remettre l’agriculture dans l’écologie et dans la société ».

 

Circuits courts solidaires : les paniers des structures de l’ESS ne sont plus tous distribués pendant le confinement

Infos pratiques / Economie sociale et solidaire / Alimentation / Paniers / Circuits courts / Confinement / Grenoble et sa région

Depuis une dizaine d’années, les habitants les plus précaires de l’agglomération grenobloise peuvent accéder à des fruits et légumes locaux et de qualité grâce au système solidaire des paniers. A Grenoble, Echirolles et Saint-Martin-d’Hères notamment, ils viennent chercher chaque semaine un panier de saison dans les Maisons des habitants ou les Centres sociaux. Les tarifs dépendent de leurs ressources ou ils bénéficient d’aides financières.
Ces paniers sont préparés par des structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) : par l’épicerie Episol à Grenoble, par L’Equytable pour Echirolles et Saint-Martin-d’Hères.

La mise en place du confinement depuis le 17 mars a cependant beaucoup perturbé le bon fonctionnement de ces circuits courts solidaires. Dans un premier temps, les lieux publics (les MDH) où se déroulent les distributions ont dû être fermés. Puis les structures elles-mêmes ont parfois dû cessé leurs activités. C’est le cas d’Episol depuis le 27 mars.

L’Equytable continue de fonctionner et de distribuer dans ses autres points de retrait de l’agglomération les paniers de fruits et légumes que cette coopérative propose. Et la demande est telle qu’elle a dû arrêter de prendre de nouveaux clients.

 

Produits locaux : les ventes directes des agriculteurs continuent pendant le confinement

Infos pratiques / Cartes / Alimentation / Produits locaux / Circuits courts / Confinement / Agglomération de Grenoble

Parmi les circuits courts entre les producteurs et les consommateurs, les différents dispositifs de vente directe des produits des agriculteurs contribuent à une alimentation plus saine, sûre, durable, locale et meilleure marché. Pendant le confinement, ils sont toujours autorisés et continuent à fonctionner, tout étant souvent réorganisés afin de respecter toutes les consignes de distance physique.

La Chambre d’agriculture de l’Isère a mis en ligne une carte des lieux de vente directe de produits locaux. Elle est accessible en cliquant ici.
Elle est cependant encore incomplète. Ces lieux sont en effet nombreux et variés, notamment aux environs de Grenoble, comme il est expliqué par ailleurs dans ce Site, à cette page : vente à la ferme, vente ambulante, magasins de producteurs.

Dans Grenoble, il n’existe pour l’instant qu’un seul magasin de producteurs, dans le quartier de Bonne. Mais le réseau dense des paniers AMAP, en développement depuis une vingtaine d’années, permet aux habitants d’accéder, selon un autre type de circuit court, aux produits des agriculteurs de la région.

 

Solidarités de voisinage : comment faire connaître localement les numéros de soutien téléphonique ?

Solidarités / Voisins solidaires / Confinement / Isolement / Ecoute / Soutien / Services / France / Grenoble

Avec le confinement, le sentiment d’isolement des personnes qui vivent seules s’est fortement accentué. Dans chaque commune, depuis bientôt trois semaines, le personnel des CCAS, les antennes de quartier des mairies et les associations solidaires se sont mobilisés  pour appeler plusieurs fois par semaine les personnes déjà repérées comme les plus fragiles et les plus isolées, et pour mettre en place des services d’achat et de livraison de courses de produits essentiels.
En France, nationalement et localement, il existe aussi plusieurs numéros de téléphone d’écoute et de soutien. Mais comment les faire connaître aux personnes les plus isolées, notamment celles qui n’utilisent pas Internet ?

Ce weekend, la Croix-Rouge a diffusé à la radio des annonces pour faire connaître son numéro d’écoute et de conciergerie (pour livrer à domicile des produits). La radio est effectivement un média beaucoup écouté par les personnes vivant seules.
Des solutions locales existent aussi, grâce aux solidarités de voisinage. En ville, dans chaque immeuble, le hall d’entrée peut ainsi être transformé en lieu d’affichage pour communiquer à distance entre voisins confinés.
Dès le début du confinement, des habitants ont, par exemple, pris l’initiative d’accrocher à côté des boîtes aux lettres une feuille permettant à chacun d’inscrire ses demandes et offres de services et de soutien. Des photocopies des attestations de déplacement ont été aussi déposées dans les halls.
Pourquoi ne pas y afficher aussi ces différents numéros ?

Celui de la Croix-Rouge : 09 70 28 30 00 ( 7 jours sur 7, de 8 h à 20 h).

Celui des Petits frères des pauvres : 0 800 47 47 88 (7 jours sur 7, de 15 h à 20 h).

Les Psys du coeur de Grenoble : 07 67 47 42 14 (laisser un message).

SOS Amitiés : 09 72 39 40 50 (toute la France) ou 04 76 87 22 22 (Grenoble), 7 jours sur 7, 24 h sur 24.

Et y rajouter le sien ?

 

Alimentation : distribution des colis gratuits et confinement dans l’agglomération de Grenoble

Mise à jour : 11/05/2020

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Depuis la mise en place du confinement, de nombreuses associations ne peuvent plus distribuer de colis alimentaires gratuits aux personnes en grande précarité. L’aide alimentaire se poursuit néanmoins.
La Banque alimentaire de l’Isère est en effet restée active. C’est elle qui collecte, trie, puis redistribue aux associations et aux CCAS les produits. Elle assure ainsi un rôle-clef pour lutter contre la précarité alimentaire.

Le CCAS de Grenoble diffuse régulièrement les informations à jour sur les lieux et horaires de distribution qui subsistent à Grenoble, Echirolles, Saint-Martin-d’Hères, Gières et Fontaine.

Pour télécharger le tableau à jour : cliquer ici.

 

Produits frais bio : les commerces ouverts pendant le confinement dans l’agglomération de Grenoble

Infos pratiques / Carte / Alimentation / Produits frais / Magasins bio / Confinement / Agglomération de Grenoble

Depuis le début du confinement le 17 mars 2020 à 12 h, mis à part les marchés, il est possible d’acheter des produits frais, locaux, de qualité et issus de l’agriculture biologique, dans quelques supermarchés qui s’approvisionnent à proximité et, surtout, dans les magasins bio, assez nombreux dans le centre de Grenoble.

Une carte permet actuellement de repérer les commerces, ainsi qu’un ensemble de services publics et d’organismes, autorisés à rester ouverts tant que durera la période de confinement. Elle est accessible en cliquant .

Sur cette carte, cliquer dans la colonne de gauche sur le mot alimentation pour ne faire apparaître que ce type de commerce ; puis cliquer sur les petits cercles pour faire surgir les petites fenêtres avec les informations sur l’ouverture ou fermeture.

 

Alimentation : les marchés et le confinement dans l’agglomération de Grenoble

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Depuis le 24 mars 2020, dans le contexte du confinement, les marchés sont interdits dans toute la France. Des dérogations peuvent cependant être délivrées par le préfet aux maires qui le demanderaient.
Les enjeux sont d’importance : il s’agit pour les habitants de pouvoir accéder, à proximité de chez eux, à des produits frais et de qualité, et pour les agriculteurs de vendre leurs productions.

Dans l’agglomération de Grenoble, de nombreux marchés ont pu réouvrir. Des conditions très strictes (de distance) doivent cependant être respectées, si bien qu’un marché ne peut plus désormais compter plus de cinq étals.
La carte de ces marchés est en ligne en cliquant ici.

A Grenoble, tous les marchés en extérieur sont maintenus.
La liste et la carte sont accessibles en ligne sur le Site de la Métropole à cette page.

Comment naviguer dans les cartes en ligne ?
Pour agrandir la carte, cliquer sur le signe – qui est dans un des coins ; pour voir en plus grand la zone géographique qui intéresse, cliquer sur +.
Tout en cliquant, faire glisser la petite main du pointeur pour déplacer la partie de la carte qui est visible sur l’écran.

Lancement du blog

Annonce / Blog / Alimentation / Transition écologique / COVID-19 / Confinement / France / Isère / Agglomération de Grenoble

Le média la vie au minimum est à destination du grand public et, notamment, des personnes en situation de pauvreté et de précarité. Il a été mis en place à partir de 2014.
Il a pour buts :
– de rassembler, mettre en forme et diffuser des informations utiles pour la vie de tous les jours en France, en Isère et dans l’agglomération de Grenoble ;
– de réfléchir autrement aux situations vécues de pauvreté et de précarité.

Le Site Internet a ouvert en mai 2016. Depuis cette date, la page d’accueil avait seulement servi à annoncer les sorties des nouveaux numéros (PDF et papier) et les dates des ateliers dans le cadre desquels le journal a été élaboré de 2014 à 2018 : annonces éphémères qui n’ont pas été archivées.
Aujourd’hui 1er avril 2020, alors que commence la troisième semaine de confinement en France, cette page se transforme en un blog afin de pouvoir diffuser régulièrement des infos pratiques et des éléments de réflexion.

Durant une première phase, en lien avec la mise à jour en cours de la carte des bonnes adresses alimentaires (cliquer ici), les infos devraient concerner surtout la question de l’alimentation et, plus précisément, celle de la transition alimentaire en situation de crise sanitaire et de confinement.
Comment, malgré tout, continuer à se nourrir sainement, localement, durablement et à petits prix ?

Bonnes lectures,

Anne Veitl
fondatrice et responsable de la vie au minimum
anne.veitl at wanadoo.fr

Ce blog est dédié à la mémoire de mon frère Jean-François, ingénieux et joyeux, mort il y a exactement un an. Il était maraîcher bio dans le Limousin, près de Limoges, et, des années durant, nous avons discuté (au téléphone surtout, lui au travail dans ses champs et sur les marchés, moi devenue urbaine à Grenoble) de la transition écologique en cours, des joies et difficultés d’être un agriculteur en France au début du XXIe siècle.