Champiloop : les boucles locales du non-gaspillage pour cultiver des champignons

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Jusqu’au 25 juillet, Champiloop propose des animations à Saint-Martin-d’Hères, en direction des jeunes de 11 à 15 ans, pour les initier à la culture des champignons sans gaspillage.
Toutes les infos pratiques : ici.

Champiloop est un projet en phase de lancement. Une de ses originalités est d’utiliser, comme substrat de culture des champignons, du marc de café ou des drêches de bière, récupérés localement, et qui seraient devenus des déchets s’ils n’avaient pas été réutilisés. Le non-gaspillage commence en effet par la valorisation de toutes les matières et matériaux, en les réutilisant en circuits courts, plutôt que de les jeter.
Autre boucle (loop, en anglais) locale : les champignons sont vendus aux restaurateurs de l’agglomération et à quelques commerces de l’économie sociale et solidaire.

L’activité de production est née récemment de la fusion entre l’activité de la Champignonnière de la Frise, à Eybens, et des idées d’un étudiant en fin de cursus à Grenoble Ecole de management (GEM), Maxime Boniface, qui portait le projet Mycerest, un des lauréats de l’appel à idées de l’association Societal Angels, l’hiver dernier. Champiloop est aujourd’hui actif dans le « Lab de la transition alimentaire » de l’association.
En février 2020, Maxime Boniface résumait son projet de production de champignons, dans cette vidéo.

Plus d’infos sur l’activité de production : https://www.champiloop.com

 

Jean Bouteille : une solution pour le liquide en vrac

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Dans le domaine de l’alimentation, la vente en vrac de liquides (jus de fruits, laits, vins, bières, huiles) pose plus de problèmes pratiques et d’hygiène que celle de l’épicerie sèche. Le client doit amener son contenant et les règles de conservation du produit acheté sont beaucoup plus strictes. Par exemple, un jus de fruit doit ensuite être conservé au frais et consommé rapidement.
A Grenoble, il n’est donc pas surprenant que le magasin La Bonne Pioche ne vende que très peu de boissons en vrac, seulement deux jus de fruits, qu’il est aussi possible d’acheter en cubi de 5 l.

Depuis quelques années, une solution a été mise au point par l’entreprise Jean Bouteille qui propose à la fois les contenants (des bouteilles réutilisables et consignées) et des produits.
Ce reportage présente l’entreprise à ses débuts et situe la nouveauté par rapport au problème de la consigne des bouteilles en France.
Cette entreprise de l’économie sociale et solidaire a été lancée dans le département du Nord et propose localement son modèle dans toute la France en visant toujours le circuit le plus court entre le magasin qui utilise ses bouteilles pour vendre du liquide en vrac, et la structure qui les lave.

A défaut d’une vente en vrac, le recours à la consigne de contenants en verre est aussi la voie utilisée, pour les laits et yaourts, dans les magasins spécialisés dans le zéro déchet. A La Bonne Pioche, du lait cru de vache est proposé dans ce conditionnement, en bouteille en verre avec bouchon en métal. Il s’agit de réutiliser et non pas de recycler les emballages quand il n’est pas possible de s’en passer.
L’alternative entre réutilisation ou recyclage est au centre de l’enjeu d’une économie plus circulaire et écologique.
En effet, faut-il plutôt utiliser des bouteilles consignées, et donc laver et réutiliser plusieurs fois la même bouteille ? Ou est-il préférable de recycler tous les contenants en verre utilisés une seule fois, afin de produire de nouveaux contenants ?
Pour réaliser la transition alimentaire, c’est bien la première option qui serait la plus écologique. Cette vidéo de la Fondation Hulot et du Réseau Consigne l’explique.

Pour suivre l’actualité de Jean Bouteille : https://fr-fr.facebook.com/jeanbouteille.concept

 

Premiers pas vers le zéro déchet : avec quoi faire ses courses en vrac ?

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Pendant le confinement et durant les premières étapes du déconfinement, des consignes strictes d’hygiène ont été suivies dans les commerces spécialisés dans la vente de produits en vrac sans pré-emballage. Le plus souvent, les clients ne pouvaient plus se servir eux-mêmes et les bocaux qu’ils amenaient étaient nettoyés juste avant leur utilisation. Les sacs à vrac en tissu étaient fortement déconseillés, voire interdits.
D’une manière générale, qu’est-il préférable d’utiliser pour faire ses courses en vrac ? Des sacs en papier, des sacs en tissu ? Des bocaux en verre ?

Pour qui fait ses premiers pas vers le zéro déchet, ce Site Internet donne de bons conseils, au moment de l’achat, puis pour ranger et conserver les produits à la maison. Il vend aussi différents types de contenants, mais il incite surtout à suivre deux principes écologiques : réutiliser et récupérer, que ce soit des sacs (en papier ou en tissu, non teinté de préférence) ou des bocaux, en verre. Ce sont les premiers gestes à prendre l’habitude de faire.

 

Vrac et circuits courts : acheter en vrac, ce n’est pas toujours acheter local !

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Pendant le confinement, les épiceries grenobloises spécialisées dans la vente en vrac, c’est-à-dire sans pré-emballage, sont restées ouvertes. Comme tous les magasins de proximité, elles ont connu une forte affluence et ont su adapter leurs modes et espaces de vente à toutes les contraintes hygiéniques supplémentaires.

Ces magasins contribuent à la lutte contre le gaspillage de deux manières : grâce à l’absence d’emballages et par l’achat des quantités juste nécessaires pour le client. De ce point de vue, ils favorisent de nouvelles pratiques de consommation relevant de la transition alimentaire.
Pour autant, acheter en vrac, ce n’est pas toujours acheter local !  Les trois épiceries de Grenoble en sont bien l’exemple.

Ces magasins ouverts entre 2016 et 2018 constituent en effet trois modèles très différents de vente sans emballage.
Le premier ouvert en 2016, La Bonne Pioche, propose dans sa boutique du centre-ville une grande variété de produits essentiellement locaux et notamment des fruits et légumes de la région. Dans le contexte du confinement, elle a aussi mis en place un système de commande afin de pouvoir préparer dans de bonnes conditions d’hygiène les produits. Ce système va continuer d’exister après la pandémie afin de favoriser plusieurs types de circuits courts entre producteurs et consommateurs.
L’épicerie bio en ligne Aux Petits Grains propose depuis 2018 un autre modèle alternatif écologique : la vente en vrac dans des contenants consignés et livrés à vélo dans toute l’agglomération de Grenoble. Elle ne propose cependant aucun produits frais, mais s’approvisionne localement dans la mesure du possible.
Le fonctionnement de Day by Day, ouvert en 2017, est tout autre. Tous les magasins de ce réseau national sont fournis par une seule centrale d’achat et de logistique, située à Dreux, et fonctionnent selon des critères plus proches de ceux de la grande distribution que du modèle résilient des circuits courts. La distribution nécessite un transport de 600 km au minimum (la distance Dreux-Grenoble), auquel s’ajoutent les distances d’acheminement des produits jusqu’à Dreux.

Toutes les infos pratiques sur ces magasins : ici.

 

Circuits très courts : les cueillettes à la ferme de fraises ont bien commencé, malgré le déconfinement

Mise à jour : 22/05/2020

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Ce printemps 2020, dans le contexte du confinement, les maraîchers bio des Paniers de la dernière pluie, dans le quartier de l’Ile d’Amour à Meylan, ont décidé de ne plus proposer aux consommateurs de cueillettes sur leur exploitation. Depuis la mi-avril, ils préparent et vendent désormais des paniers de légumes de saison. Les règles très strictes d’hygiène et de distance entre les personnes ont en effet compliqué l’organisation des cueillettes à la ferme et ces règles persistent avec le déconfinement qui a commencé le 11 mai.
Mais d’autres exploitations proches de Grenoble ont choisi de continuer de proposer des cuillettes. C’est le cas des Vergers de Vernette près de Rives et de La Cueillette de Noyarey, à l’ouest de Grenoble. Dès cette semaine, il est possible d’aller ramasser soi-même des fraises dans ces fermes. Pour respecter toutes les consignes, les Vergers de Vernette ont dû mettre en place un système d’inscription, avec un planning en ligne, afin de ne pas dépasser dix personnes par heure.

La pratique ouverte à tous de la cueillette à la ferme constitue une forme de circuit court encore peu développée, notamment en agriculture urbaine. Elle présente l’avantage de pouvoir réduire fortement les prix proposés pour des produits très frais de qualité, qui coûtent bien plus cher dans les magasins bio du centre-ville, en vente directe de producteurs ou même en achat groupé.
Par exemple, pour les fraises bio, le prix est ainsi divisé au moins par deux ! Cette semaine, la Charrette bio vend le kilo de fraises à 11 euros quand les Vergers de Vernette les proposent à 5,50 euros à la cueillette. Le groupement d’achat Au local propose lui les mêmes fraises bio cultivées par les Vergers de Vernette en barquette de 250 g à 3,50 euros, pour la commande lancée aujourd’hui.
Cette forme de libre-service sur le lieu-même des cultures de fruits et légumes constitue un circuit très court entre les producteurs et les consommateurs qui peuvent ainsi devenir véritablement des acteurs de la transition écologique et alimentaire.

 

Epiceries sociales et solidaires (2) : sur le campus, AGORAé ne rouvre pas, mais poursuit l’aide alimentaire aux étudiants

Rajout du 10/06/2020 : AGORAé a rouvert, dans ses nouveaux locaux. Les étudiants qui voudraient y faire des achats doivent préalablement remplir ce dossier d’inscription. Plus d’infos pratiques dans cette page.

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L’épicerie sociale et solidaire AGORAé, réservée aux étudiants, avait fermé dès le début du confinement. Elle ne va pas rouvrir dans l’immédiat, mais va continuer les distributions hebdomadaires de colis alimentaires gratuits dans plusieurs Résidences étudiantes, ainsi que de paniers de fruits et légumes frais.
A partir de la semaine prochaine, chaque mardi et jeudi, elle va aussi assurer des distributions pour tous les étudiants de l’Université Grenoble-Alpes, qui étaient jusque-là pilotées par le Crous de Grenoble.

Située sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, AGORAé venait d’ouvrir au début de l’année 2020. Elle fait partie d’un réseau national d’une vingtaine d’épiceries étudiantes mises en place à partir de 2009 par la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes). A Grenoble, InterAsso Grenoble-Alpes a porté le projet localement.
Installée provisoirement au rez-de-chaussée du restaurant l’Intermezzo, elle va s’installer dans un nouveau local dans la Résidence Ouest sur le campus. Avec des produits proposés à 10 % du prix du marché, elle est en mesure, comme les autres épiceries sociales et solidaires, de lutter autrement contre la précarité alimentaire dans laquelle vivent de nombreux étudiants.

Avec le début du déconfinement, seul le libre-service du restaurant l’Intermezzo a rouvert sur le campus. Un bon plan à partager : entre 18 et 20 h, les invendus sont proposés à 1 euro.

 

Epiceries sociales et solidaires (1) : le magasin et la camionnette d’Episol reprennent leurs activités avec le début du déconfinement

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Fin mars 2020, dix jours après le début du confinement, l’unique épicerie sociale et solidaire de Grenoble, Episol, situé dans le quartier Capuche, avait dû fermer. Elle va reprendre une partie de ses activités à partir du 12 mai : le magasin rouvre mardi à 15 h et la camionnette reprend sa tournée dans Grenoble, à Pont-de-Claix et à Saint-Martin-d’Hères.
Toutes les informations précises sont à retrouver dans la page Facebook d’Episol.

Ce type de magasin constitue une des nouvelles manières de lutter autrement contre la précarité alimentaire, alternative à la distribution de colis alimentaires réservés aux plus précaires. Episol est en effet une épicerie ouverte à tous, mais les produits sont proposés avec trois tarifs différents. Pour bénéficier des deux tarifs les plus bas, il faut s’inscrire préalablement à l’association et avoir un quotient familial inférieur à 900.
De telles formes d’épicerie peuvent jouer aussi un rôle dans la transition alimentaire, en facilitant à tous l’accès et la consommation quotidienne de fruits et légumes, locaux et issus de l’agriculture biologique ou raisonnée. C’est un des objectifs d’Episol qui s’approvisionne largement auprès de producteurs de proximité.

En 2020, la distribution de colis alimentaires gratuits, ou pour 1 ou 2 euros, reste cependant la principale manière de lutter contre la précarité alimentaire, voire contre l’insécurité alimentaire d’une partie de la population, qui s’est accentuée en France avec la grave crise économique en cours depuis deux mois. Car dans l’agglomération grenobloise, les épiceries sociales et solidaires sont très peu nombreuses.

 

Paniers solidaires gratuits : mise en place d’une distribution pour les étudiants de Grenoble-Alpes

Mise à jour : 29/04/2020

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Après la mise en place, par le Crous, chaque jeudi sur le Campus de Saint-Martin-d’Hères, d’une distribution hebdomadaire de colis alimentaires pour les étudiants précaires de l’université Grenoble-Alpes, des paniers de fruits et légumes frais et locaux vont être également proposés par l’InterAsso Grenoble-Alpes et l’épicerie sociale étudiante AGORAé (tant qu’elle devra rester fermée), en partenariat avec Potager City et CNP assurances.
InterAsso est une association qui fédère et représente l’ensemble des associations étudiantes de l’université.

Pour bénéficier de ces paniers solidaires gratuits, il faut remplir un formulaire accessible sur la page Facebook d’AGORAé.
Pour les distributions hebdomadaires de colis alimentaires : annonce sur la page Facebook du Crous de Grenoble.
Pour se renseigner sur les aides sociales : ce.crous-social@crous-grenoble.fr

 

Circuits courts : le succès des achats groupés en période de confinement

Mise à jour : 2/05/2020

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Depuis le début du confinement, une des formes de circuits courts entre producteurs locaux et consommateurs connaît un vif succès : les groupements d’achat. Les consommateurs confinés passent en général commande par Internet en toute sécurité devant leur écran, puis, masqués et gantés, vont retirer leurs achats ou peuvent se faire livrer à domicile. Grâce aux commandes groupées, les prix des produits sont calculés au plus « juste » (pour le producteur et l’acheteur). Sont parfois proposés des tarifs « solidaires » par certaines associations.
A Grenoble, le groupement d’achat le plus récent, Au Local, mis en place à partir de 2018, a ainsi vu ses commandes plus que doubler au cours du mois de mars 2020. Le succès est tel que chaque nouvelle commande est très vite close, bien avant la date limite annoncée.
L’entreprise sociale et solidaire propose un vaste choix d’épicerie et de produits frais (fruits, légumes, produits laitiers, viande) à des prix « justes ». Les produits sont issus de l’agriculture biologique ou raisonnée. Pour passer commande, il suffit de s’inscrire pour être informé par mail du lancement d’une nouvelle commande, sans engagement à acheter à chaque fois, et sans adhésion payante, ni abonnement.

A Grenoble, depuis le début du confinement, ce dispositif très souple des commandes collectives a été adopté comme activité alternative par des structures du domaine de la restauration collective. Par exemple, la plateforme Mangez Bio Isère, qui d’habitude fournit les restaurants et cantines (fermés jusqu’à nouvel ordre), accepte désormais des commandes de groupes constitués.
De son côté, dans le quartier Vigny-Musset, le café-restaurant solidaire Voisin(e)s, fermé, a proposé en avril, bénévolement, plusieurs commandes groupées, ouvertes à tous, de produits de la plateforme Mangez Bio Isère, à retirer au café.
A partir du 11 mai, le café va mettre en place un autre système d’achats groupés de produits locaux, ainsi que de nourriture et plats préparés par le café, à emporter ou livrables. Toutes les informations : ici.

Distribution de colis alimentaires : pour les étudiants aussi

Mise à jour : 29/04/2020

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Le tableau à jour des points de distribution de colis alimentaires gratuits dans l’agglomération de Grenoble se trouve dans cet article.
Il y manque cependant une partie des distributions qui ciblent spécifiquement les étudiants, très nombreux dans une ville universitaire. S’ils sont pour la plupart partis passer la période du confinement dans leur famille, les plus précaires et ceux venus de l’étranger sont restés.
Grace à un partenariat entre la Banque alimentaire de l’Isère, le Crous et l’épicerie sociale étudiante AGORAé (qui a dû fermer), plusieurs distributions hebdomadaires ont été mises en place.
L’une est ouverte à tous les étudiants (sur présentation de sa carte). Elle a lieu le jeudi, entre 12 h et 13 h, sur le Campus, au Libre-service du Restaurant universitaire l’Intermezzo.

Pour se tenir au courant : la page Facebook du Crous de Grenoble et celle de l’épicerie AGORAé.

Distribution devant une résidence Crous du VO - Grenoble avril 2020 - Photo AGORAE

Distribution devant une résidence Crous du VO – Grenoble avril 2020 – Photo AGORAE

 

 

Précarité alimentaire : des difficultés pour le glanage urbain pendant le confinement

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A Grenoble et dans l’agglomération, de nombreux marchés ont pu réouvrir sous certaines conditions, rendant plus facile un accès de proximité aux fruits et légumes frais depuis le début du confinement. Les magasins bio sont aussi tous ouverts. Mais les consignes très strictes pour prévenir la propagation du Covid-19 ont mis en difficulté les pratiques de glanage urbain, autant au moment de la récupération des invendus sur les marchés et dans les commerces, que pour leur tri, puis redistribution.
Très vite, les différents  collectifs actifs dans l’agglomération ont en effet arrêté, officiellement, leurs collectes : Géfélépots, La Fratrie des Glaneurs solidaires grenoblois, la Tente des Glaneurs Grenoble, pour les principaux d’entre eux (plus d’infos : ici). Ils étaient autorisés à continuer leurs activités, tout à fait légales et même encouragées depuis 2016. Mais cela demandait une réorganisation et une mobilisation de bénévoles devenues bien plus compliquées.
N’ont pu continuer que les démarches individuelles (et parfois individualistes) de glanage ou les tournées de récupération d’invendus déjà bien organisées et formalisées dans des conventions entre des commerces et des associations. Ainsi l’épicerie sociale Episol, bien que fermée depuis le 27 mars, a pu continuer de récupérer des invendus deux fois par semaine et les donner ensuite au CCAS de Grenoble pour les distributions alimentaires gratuites, et ainsi continuer à agir contre la précarité alimentaire.

Circuits courts solidaires : les paniers des structures de l’ESS ne sont plus tous distribués pendant le confinement

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Depuis une dizaine d’années, les habitants les plus précaires de l’agglomération grenobloise peuvent accéder à des fruits et légumes locaux et de qualité grâce au système solidaire des paniers. A Grenoble, Echirolles et Saint-Martin-d’Hères notamment, ils viennent chercher chaque semaine un panier de saison dans les Maisons des habitants ou les Centres sociaux. Les tarifs dépendent de leurs ressources ou ils bénéficient d’aides financières.
Ces paniers sont préparés par des structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) : par l’épicerie Episol à Grenoble, par L’Equytable pour Echirolles et Saint-Martin-d’Hères.

La mise en place du confinement depuis le 17 mars a cependant beaucoup perturbé le bon fonctionnement de ces circuits courts solidaires. Dans un premier temps, les lieux publics (les MDH) où se déroulent les distributions ont dû être fermés. Puis les structures elles-mêmes ont parfois dû cessé leurs activités. C’est le cas d’Episol depuis le 27 mars.

L’Equytable continue de fonctionner et de distribuer dans ses autres points de retrait de l’agglomération les paniers de fruits et légumes que cette coopérative propose. Et la demande est telle qu’elle a dû arrêter de prendre de nouveaux clients.

 

Produits locaux : les ventes directes des agriculteurs continuent pendant le confinement

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Parmi les circuits courts entre les producteurs et les consommateurs, les différents dispositifs de vente directe des produits des agriculteurs contribuent à une alimentation plus saine, sûre, durable, locale et meilleure marché. Pendant le confinement, ils sont toujours autorisés et continuent à fonctionner, tout étant souvent réorganisés afin de respecter toutes les consignes de distance physique.

La Chambre d’agriculture de l’Isère a mis en ligne une carte des lieux de vente directe de produits locaux. Elle est accessible en cliquant ici.
Elle est cependant encore incomplète. Ces lieux sont en effet nombreux et variés, notamment aux environs de Grenoble, comme il est expliqué par ailleurs dans ce Site, à cette page : vente à la ferme, vente ambulante, magasins de producteurs.

Dans Grenoble, il n’existe pour l’instant qu’un seul magasin de producteurs, dans le quartier de Bonne. Mais le réseau dense des paniers AMAP, en développement depuis une vingtaine d’années, permet aux habitants d’accéder, selon un autre type de circuit court, aux produits des agriculteurs de la région.

 

Alimentation : distribution des colis gratuits et confinement dans l’agglomération de Grenoble

Mise à jour : 11/05/2020

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Depuis la mise en place du confinement, de nombreuses associations ne peuvent plus distribuer de colis alimentaires gratuits aux personnes en grande précarité. L’aide alimentaire se poursuit néanmoins.
La Banque alimentaire de l’Isère est en effet restée active. C’est elle qui collecte, trie, puis redistribue aux associations et aux CCAS les produits. Elle assure ainsi un rôle-clef pour lutter contre la précarité alimentaire.

Le CCAS de Grenoble diffuse régulièrement les informations à jour sur les lieux et horaires de distribution qui subsistent à Grenoble, Echirolles, Saint-Martin-d’Hères, Gières et Fontaine.

Pour télécharger le tableau à jour : cliquer ici.

 

Produits frais bio : les commerces ouverts pendant le confinement dans l’agglomération de Grenoble

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Depuis le début du confinement le 17 mars 2020 à 12 h, mis à part les marchés, il est possible d’acheter des produits frais, locaux, de qualité et issus de l’agriculture biologique, dans quelques supermarchés qui s’approvisionnent à proximité et, surtout, dans les magasins bio, assez nombreux dans le centre de Grenoble.

Une carte permet actuellement de repérer les commerces, ainsi qu’un ensemble de services publics et d’organismes, autorisés à rester ouverts tant que durera la période de confinement. Elle est accessible en cliquant .

Sur cette carte, cliquer dans la colonne de gauche sur le mot alimentation pour ne faire apparaître que ce type de commerce ; puis cliquer sur les petits cercles pour faire surgir les petites fenêtres avec les informations sur l’ouverture ou fermeture.

 

Alimentation : les marchés et le confinement dans l’agglomération de Grenoble

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Depuis le 24 mars 2020, dans le contexte du confinement, les marchés sont interdits dans toute la France. Des dérogations peuvent cependant être délivrées par le préfet aux maires qui le demanderaient.
Les enjeux sont d’importance : il s’agit pour les habitants de pouvoir accéder, à proximité de chez eux, à des produits frais et de qualité, et pour les agriculteurs de vendre leurs productions.

Dans l’agglomération de Grenoble, de nombreux marchés ont pu réouvrir. Des conditions très strictes (de distance) doivent cependant être respectées, si bien qu’un marché ne peut plus désormais compter plus de cinq étals.
La carte de ces marchés est en ligne en cliquant ici.

A Grenoble, tous les marchés en extérieur sont maintenus.
La liste et la carte sont accessibles en ligne sur le Site de la Métropole à cette page.

Comment naviguer dans les cartes en ligne ?
Pour agrandir la carte, cliquer sur le signe – qui est dans un des coins ; pour voir en plus grand la zone géographique qui intéresse, cliquer sur +.
Tout en cliquant, faire glisser la petite main du pointeur pour déplacer la partie de la carte qui est visible sur l’écran.